07.02.2009
Julien Blaine
Blaine. Il s'appelle Blaine. Julien Blaine. Julien c'est le prénom. Blaine le nom de famille.
Quelque chose l'a traversé, comme des sortes de flux d'on ne sait où. Trajectoires multiples et comme il a voyagé, il a inscrit des trajectoires, un peu moins multiples et des trajectoires dans des livres. Mais multiples aussi. Trajectoires et trajectoires et comme il faut bien dormir aussi, il lui arrive parfois de se réveiller dans des lits. Lits réveillés au milieu de la nuit, lits réveillés le matin. Lui qui dort là-dedans ou se réveille là-dedans. Il a sa propre unité de corps donc de perception, d'élocution aussi, même si l'élocution joue à différents degrés selon les circonstances, les conférences, les performances.
Quelque chose l'a traversé, comme des sortes de flux d'on ne sait où. Trajectoires multiples et comme il a voyagé, il a inscrit des trajectoires, un peu moins multiples et des trajectoires dans des livres. Mais multiples aussi. Trajectoires et trajectoires et comme il faut bien dormir aussi, il lui arrive parfois de se réveiller dans des lits. Lits réveillés au milieu de la nuit, lits réveillés le matin. Lui qui dort là-dedans ou se réveille là-dedans. Il a sa propre unité de corps donc de perception, d'élocution aussi, même si l'élocution joue à différents degrés selon les circonstances, les conférences, les performances.
Ce qu'il a à vivre, il veut le vivre affranchi. Alors, il ne domine pas. Il erre dans le domaine de la poésie qui erre parce que plus jamais aujourd'- hui une seule langue dans le monde ne se resserre autour d'un seul territoire sous une seule unité de temps. Ça il le sait, il ne le sait que trop, parfois même il le perçoit de manière dramatique. Quelque chose devrait être là qui y était encore hier et là ça vous pète entre les doigts. Ça vous les griffe les doigts ce qui se retire pour vous laisser seul face à de l'insaisissable. Dessaisi de la seule absorption de sens en vis-à-vis du mot, et l'on disjoncte. Le sens ne coïncide plus parce que le mot d'abord on le voit, mot charge visuelle, avant de lire. C'est en dernier lieu qu'il est signe, sens. D'abord, agglomérat de lettres, mot muet s'élance par le champ visuel. Ce qui est signe, ce qui est sens, est signe, est sens plus tard. Si si Julien avant même la voix, l'oeil. Et en France, l'infini désamorcé par de la très mauvaise finitude littéraire, alors le champ visuel est rétréci pour ne plus être qu'un champ d'illustration. Et cette situation perdure, trop perdure. Mais bon il n'y a pas que la France dans la vie et il n'y a pas non plus en France que des littérateurs… Il y a aussi, oeil oiseau migrateur, des regardeurs. Et aussi la poésie sonore, et la performance dont on oublie un peu vite qu'elle est avant tout issue de la poésie. Poésie performative, poésie sonore, organisation visuelle de l'espace poétique, heureux que des gens aient oublié de faire platement de la poésie. Se sont dessaisi de n'être que des écrivants de poésie.
Blaine. Il s'appelle Blaine. Julien Blaine. […]
Texte de Daniel Van de Velde. (Extrait. Le texte complet se trouve dans le n°8 d’Anartiste)
Blaine. Il s'appelle Blaine. Julien Blaine. […]
Texte de Daniel Van de Velde. (Extrait. Le texte complet se trouve dans le n°8 d’Anartiste)

Julien Blaine s'exposera au Musée d'Art Contemporain de Marseille le [mac],
69 avenue d'haïfa, 13008 Marseille.
Du 6 mai au 19 septembre 2009.
69 avenue d'haïfa, 13008 Marseille.
Du 6 mai au 19 septembre 2009.
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Commentaires
Marseille. Je marche dans les rues de la ville. Je photographie les graffitis. J'écris à partir de ces graffitis. Ils sont comme le fil rouge d'une poésie de la parole et de la trace à ciel ouvert, des griffonnages "hors d'oeuvre" qui s'abreuvent dans la marge et dans l'interligne : un ressourcement par la rue.
Antonella Fiori
Ecrit par : Antonella Fiori | 19.08.2009
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